dernière mise à jour : 27/09/2011
Créé et reconnu par l’Université d’Evry sous une première forme en 2003, le Laboratoire de Recherche RASM développe ses activités dans le domaine des Arts du Spectacle et de la Représentation.
Sa recherche concerne le champ de la Réception musicale artistique, c’est-à-dire les relations entre l’oeuvre d’art potentielle car écrite et son actualisation dans un temps et un lieu précis par les institutions culturelles publiques ou privées, l’interprète, les publics. Il s’agit donc d’une nouvelle forme d’analyse de l’oeuvre, que nous appellerons « Ingénierie artistique » : elle vise à la description de l’interaction complexe qui se forme au moment où le phénomène « oeuvre d’art » advient à l’existence.
Celle-ci utilise et met en perspective plusieurs approches disciplinaires ou pluridisciplinaires : esthétique, musicologie, études des textes, socio-politique et gestion de la culture, histoire, techniques instrumentales, technique de l’interprétation, communication…pour cerner un peu plus le mystère de ce que Paul Valéry appelle « l’énigme de l’Art »
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91000 Evry Cedex
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Contact : Sylvie.carru@univ-e
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Les liens entre le génie, l’ingénieur et l’artiste sont étroits, complexes, et bien étudiés. Le mot « ingéniérie » emprunte au mot anglais « ingeneering » et à la notion d’ingénieur l’idée d’une approche technique, rationnelle, formatable de l’événement vivant. Elle emprunte aux disciplines informatiques et techniques dans lesquelles elle est utilisée fréquemment l’idée d’aborder comme un tout l’ensemble des fonctions nécessaire à une installation technique ou industrielle, en allant de la conception à la responsabilité de la construction et au contrôle des équipements. Cette notion a été importée dans le domaine immatériel de la connaissance : on a parlé « d’ingéniérie des connaissances », (R. Teulier, J.Charlet P. Tchounikine, L’Harmattan, 2005) pour tenter de modéliser une connaissance, c’est-à-dire l’appréhender et la travailler comme un tout, comme un produit, en tenant compte de sa spécificité interprétative : « Parce que la connaissance implique une interprétation, on ne peut la modéliser sans se préoccuper de son contexte d’utilisation, des interactions et des coopérations d’acteurs dans lesquelles elle est utilisée, et des contextes organisationnels de ceux-ci ».
Elle a été introduite dans le domaine culturel par Claude Mollard, qui désigne par ce terme « la capacité d’apporter des solutions optimales, en termes de qualité de coûts et de délais, aux demandes exprimées par les partenaires de la vie culturelle pour la définition d’objectifs, la mise en oeuvre de programme, la mobilisation de financements et la réalisation technique de projets ». (L’Ingéniérie culturelle, Que Sais-je, 1986, p.7).
Son adaptation dans le domaine esthétique de la musique et des arts vivants est l’objet de notre recherche pour les quelques années à venir. Elle implique de retravailler les notions habituelles dans l’appréhension de l’oeuvre : auteur, genre, performance.
Nous souhaitons donc nous interroger, dans les années qui viennent sur l’interaction complexe qui existe entre le modèle et le phénomène artistique dans sa réalisation ici et maintenant. La notion d’ingéniérie est liée à celle de modélisation, entendue comme élaboration d’une image sur laquelle on peut agir, et, ce faisant, transformer la réalité. Rappelons que la partition musicale est sans doute historiquement la première modélisation occidentale. La notion d’ingéniérie implique une réflexion sur ce que peut être une activité de modélisation dans le domaine artistique, sur le support entendu au sens large, et son rôle dans la réalisation de l’oeuvre.
Ni sociologie de l’art (Adorno, Menger, Hennion) centrée sur le public, ni marketing culturel, centré sur les attentes du public, ni simple technique de médiation, ni étude culturelle niant la notion d’oeuvre et d’auteur, l’ingéniérie s’attache à l’oeuvre prise globalement, dans son existence concrète à un moment donné, c’est-à-dire dans un environnement toujours changeant, comprenant ensemble tous ses acteurs, du producteur au public. L’objectif de l’ingéniérie est de mieux comprendre le phénomène de l’oeuvre d’art.
Le terme d’ingéniérie joue un triple rôle dans le département
Colloque "Serge Prokoviev", novembre 2003, Walter Zidaric dir., Le Manuscrit, Paris, 2005
Colloque « L’interprétation pianistique au XXe siècle –Méthodes-analyse-réception » les 22 et 23 mai 2003, réunissant interprètes, musicologues et compositeurs en cours de publication
"L’interprétation musicale", numéro spécial des Cahiers Arts et Sciences de l’art (n°5), IDEAT-Paris 1
"Les Nibelungen de Fritz Lang, lieu privilégié d'approches interdisciplinaires", journée d'étude, avril 2009.
Préparation à la journée du 11 mars. L'art et le religieux : aspects méthodologiques.
Master "administration du spectacle vivant". Contenu des cours
Master "ingéniérie artistique". Contenu des cours
Responsable du laboratoire : Philippe GUMPLOWICZ
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