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RASM, RECHERCHE ARTS SPECTACLE MUSIQUE (EA 4524)

dernière mise à jour : 15/04/2014

Créé et reconnu par l’Université d’Evry sous une première forme en 2003, le Laboratoire de Recherche RASM développe ses activités dans le domaine des Arts du Spectacle et de la Représentation.

Sa recherche concerne le champ de la Réception musicale artistique, c’est-à-dire les relations entre l’oeuvre d’art potentielle car écrite et son actualisation dans un temps et un lieu précis par les institutions culturelles publiques ou privées, l’interprète, les publics. Il s’agit donc d’une nouvelle forme d’analyse de l’oeuvre, que nous appellerons « Ingénierie artistique » : elle vise à la description de l’interaction complexe qui se forme au moment où le phénomène « œuvre d’art » advient à l’existence.

Celle-ci utilise et met en perspective plusieurs approches disciplinaires ou pluridisciplinaires : esthétique, musicologie, études des textes, socio-politique et gestion de la culture, histoire, techniques instrumentales, technique de l’interprétation, communication…pour cerner un peu plus le mystère de ce que Paul Valéry appelle « l’énigme de l’Art ».

Contact
Nicole LANZA

Université d'Evry-Val d'Essonne
Boulevard François Mitterrand
91025 Evry Cedex
Téléphone : 01 69 47 74 44
Contact : nicole.lanza@univ-e
vry.fr

THÈMES ET ÉQUIPES

Thèmes :

  • Le geste de l'interprète
  • Musique et représentation

Présentation générale

 Les liens entre le génie, l’ingénieur et l’artiste sont étroits, complexes, et bien étudiés. Le mot  « ingénierie » emprunte au mot anglais « ingeneering » et à la notion d’ingénieur l’idée d’une approche technique, rationnelle, formatable de l’événement vivant. Elle emprunte aux disciplines informatiques et techniques dans lesquelles elle est utilisée fréquemment l’idée d’aborder comme un tout l’ensemble des fonctions nécessaire à une installation technique ou industrielle, en allant de la conception à la responsabilité de la construction et au contrôle des équipements. Cette notion a été importée dans le domaine immatériel de la connaissance : on a parlé « d’ingénierie des connaissances », (R. Teulier, J.Charlet P. Tchounikine, L’Harmattan, 2005) pour tenter de modéliser une connaissance, c’est-à-dire l’appréhender et la travailler comme un tout, comme un produit, en tenant compte de sa spécificité interprétative : « Parce que la connaissance implique une interprétation, on ne peut la modéliser sans se préoccuper de son contexte d’utilisation, des interactions et des coopérations d’acteurs dans lesquelles elle est utilisée, et des contextes organisationnels de ceux-ci ».

Elle a été introduite dans le domaine culturel par Claude Mollard, qui désigne par ce terme « la capacité d’apporter des solutions optimales, en termes de qualité de coûts et de délais, aux demandes exprimées par les partenaires de la vie culturelle pour la définition d’objectifs, la mise en oeuvre de programme, la mobilisation de financements et la réalisation technique de projets ». (L’Ingénierie culturelle, Que Sais-je, 1986, p. 7).
Son adaptation dans le domaine esthétique de la musique et des arts vivants est l’objet de notre recherche pour les quelques années à venir. Elle implique de retravailler les notions habituelles dans l’appréhension de l’oeuvre : auteur, genre, performance.

Nous souhaitons donc nous interroger, dans les années qui viennent sur l’interaction complexe qui existe entre le modèle et le phénomène artistique dans sa réalisation ici et maintenant. La notion d’ingénierie est liée à celle de modélisation, entendue comme élaboration d’une image sur laquelle on peut agir, et, ce faisant, transformer la réalité. Rappelons que la partition musicale est sans doute historiquement la première modélisation occidentale. La notion d’ingénierie implique une réflexion sur ce que peut être une activité de modélisation dans le domaine artistique, sur le support entendu au sens large, et son rôle dans la réalisation de l’oeuvre.

Ni sociologie de l’art (Adorno, Menger, Hennion) centrée sur le public, ni marketing culturel, centré sur les attentes du public, ni simple technique de médiation, ni étude culturelle niant la notion d’oeuvre et d’auteur, l’ingénierie s’attache à l’oeuvre prise globalement, dans son existence concrète à un moment donné, c’est-à-dire dans un environnement toujours changeant, comprenant ensemble tous ses acteurs, du producteur au public. L’objectif de l’ingénierie est de mieux comprendre le phénomène de l’oeuvre d’art.

La notion d'ingénierie artistique

Place de la notion dans les enseignements

Le terme d’ingénierie joue un triple rôle dans le département

  • il renvoie aussi bien à une recherche en cours
  • il correspond également à un enseignement plus particulier délivré dans l’une de nos deux spécialités de Master. Notre Master « Administration de la musique et du spectacle vivant » comporte en effet deux spécialités de M2 : la première est plus orientée sur l’administration et forme des étudiants ouverts à la pratique artistique et musicale classique à l’administration des institutions musicales françaises (Musica de Strasbourg, TCE….). La seconde concerne des étudiants musiciens et artistes qui souhaitent s’ouvrir à une réflexion concrète sur la place de leur pratique dans le monde contemporain. C’est cette dernière spécialité à laquelle nous avons donné le nom d’ « ingénierie », réflexion sur tout ce qui est nécessaire pour que l’oeuvre advienne. Un savoir historique, culturel, administratif et matériel qui peut déboucher, d’un point d vue professionnel, sur  des compétences particulières propres à l’organisation et à la mise en oeuvre de tout signe artistique.
  • enfin, il donne unité et cohérence à l’ensemble des enseignements du département : il permet de comprendre les enseignements d’arts du spectacle et de la représentation comme ouverture et complémentarité aux enseignements musicaux (et non pas juxtaposition) ; il justifie le souci professionnalisant qui nous habite dès le L, par l’introduction de droit, de communication et de cours sur les institutions culturelles françaises et internationales dès le L1.

MEMBRES

Membres :

PUBLICATIONS

Publications

  • Publications individuelles

GUMPLOWICZ (Philippe), Les Résonances de l’ombre, Musique et identités de Wagner au jazz, Paris, Fayard, 2012, 321 p.

LISCHKE (André), La Musique en Russie depuis 1850, Paris, Fayard, 2012, 250 p.

Voir également les fiches individuelles des chercheurs.

 

  • Publications collectives :

Colloque "Serge Prokofiev", novembre 2003, Walter Zidaric dir., Le Manuscrit, Paris, 2005

ANGER (Violaine) et ROULLÉ (Antoine) (dir.) Les Nibelungen de Fritz Lang, musique de Gottfried Huppertz , une approche pluridisciplinaire, Paris, L’Harmattan, 2012, 254 p.

Vers une musicologie de l'interprétation, direction Jean-Pierre Armengaud et Damien Ehrhardt, Cahiers Arts et Sciences de l'art n° 3, IDEAT-Paris I, L'Harmattan, 2010

 

  • Publications collectives en cours :

Colloque « L’interprétation pianistique au XXe siècle – Méthodes-analyse-réception » les 22 et 23 mai 2003, réunissant interprètes, musicologues et compositeurs – en cours de publication.

COTRO (Vincent), CUGNY (Laurent), GUMPLOWICZ (Philippe) (dir.) La Catastrophe apprivoisée, Histoire du Jazz en France, Paris, Outre Mesure, à paraître nov. 2013.

 

 

 

MANIFESTATIONS

Autres manifestations

FORMATIONS

Formations attachées

Ecole doctorale

Journée doctorante. 12 janvier.

Préparation à la journée du 11 mars. L'art et le religieux : aspects méthodologiques.

 

Séminaires de recherche

Masters attachés

INFORMATIONS PRATIQUES

Responsable du laboratoire : Philippe GUMPLOWICZ

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