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ISABELLE STARKIER

dernière mise à jour : 01/04/2009

Présentation générale

Présentation

Maître de Conférences en Etudes Théâtrales depuis quinze ans, metteur en scène et directrice de compagnie depuis vingt ans, j’ai cherché à développer en harmonie au sein de l’Université une recherche théorique basée sur le travail de la pratique théâtrale, autour des liens qui unissent théâtre et société.

L'enseignement et l'administration

Mon poste de Maître de Conférences est très éclectique tant dans les enseignements que je dispense que dans les publics concernés.

Je peux donner des cours magistraux sur la modernité théâtrale au regard de l’Histoire du théâtre pour des IUP d’ASAC (Administration du Spectacle), avec qui il est important de mettre en lumière le positionnement (parfois difficile) du théâtre avec l’histoire et la société qu’il critique, distancie, dramatise (notamment à travers les notions de mimesis et de catharsis pour le théâtre occidental), suivis par des TD sur les grands mouvements théâtraux mis en jeu.

Je peux intervenir dans des ateliers d’interprétation et de mise en scène pour les DEUG Arts du Spectacle, où la théorie s’articule à l’expérience directe de travail dramaturgique et d’interprétation.
Je peux travailler sur la notion de « formation par le théâtre » dans le cadre d’enseignements pratiques destinés à des étudiants de toutes filières à qui le théâtre s’adresse comme un outil pédagogique d’accès à soi et aux autres, de mise en confiance, d’écoute etc.…
Enfin je peux mettre en scène des étudiants de l’Atelier Théâtre et/ou de la troupe universitaire sur des textes qui ont été écrits à partir d’improvisations que nous avons faites sur des thèmes de société (racisme, consommation, culture etc.…).

Je dirige le Département de Pratiques Artistiques, qui fut d’abord un Département transversal de Culture et Communication, dispensant à la totalité des étudiants de l’Université des enseignements de « Théâtre » (Obligatoire), animés par des metteurs en scène et comédiens, d’ « Ecriture » (avec des auteurs et scénaristes) et de « Journalisme » pour la lecture de l’information (avec des journalistes de la presse audio-visuelle). Ces enseignements que j’avais mis en place pour remplacer les cours d’expression écrite et autres Techniques d’Expression, ont fonctionné à merveille et à la grande joie des étudiants durant plusieurs années, avec une quarantaine de vacataires, jusqu’à ce que la répartition en UFR et en pouvoirs localisés fasse éclater cette expérience novatrice, sauf dans quelques disciplines où elle subsiste encore.

1) Le Théâtre comme outil pédagogique

Le premier axe de mon enseignement a été de développer la pratique théâtrale comme un outil méthodologique d’expression et de communication, afin d’affirmer au sein de l’Université la place prépondérante de l’art comme formateur donc....obligatoire.
A l’Université d’Evry, cette expérience mise en place sur toute l’Université (et ce pendant six ans) continue d’exister dans un certain nombre de filières (Droit, Maîtrise et Sciences de Gestion, AES, Licence pluridisciplinaire de Mathématiques).
J’y ai utilisé et utilise toujours le théâtre  comme un outil scientifique d’expression et, au-delà de l’expression, de créativité personnelle et collective. Car il est le moyen le plus efficace et le plus ludique d’un déblocage de la parole chez un étudiant souvent inhibé. Inhibition due à un appauvrissement culturel, à une carence de vocabulaire, aux a-priori nombreux qu’il a développé concernant le « français » et enfin et surtout à l’image dévalorisée qu’il a de lui-même, face à lui, aux autres et à la société....
Par le théâtre, l’étudiant est amené à redécouvrir le désir et le plaisir des mots et des gestes, à travailler son imagination à partir de ses propres capacités créatives. Il est aussi un travail sur l’identité dans le groupe, identité plurielle et écoute de l’Autre.
Est proposée aux étudiants, avec des variations propres aux artistes intervenants mais sur une charte pédagogique que j’ai définie, une gamme d’exercices progressifs qui vont de l’improvisation inarticulée aux « jeux de mots », en passant par un travail sur l’espace et le corps, la synthèse de l’image et l’analyse du verbe (théâtre-image, conte-mime...). En fonction des filières, les thématiques abordées au cours des improvisations peuvent varier : si l’on travaille autour de L’Argent d’Aristophane avec les M.S.G., on travaillera sur  Electre et Prot  de Georges Bonnaud avec les scientifiques, sur Roberto Zucco  de Koltès ou Les Guêpes  d’Aristophane avec le droit...

Dirigés par des acteurs ou metteurs en scène professionnels que j’ai mis en place, ces enseignements ont connu un véritable engouement de la part des étudiants. Ils ont permis d’augmenter nettement la fréquentation des ateliers de pratique artistique optionnels du Jeudi après-midi (toutes disciplines confondues) et semblent redévelopper chez l’étudiant, souvent à travers un rapport personnalisé à l’artiste-enseignant, une fréquentation renouvelée des théâtres.

Cette expérience menée à Evry depuis dix ans m’a conduite à diverses communications dans des Colloques et a semblé intéresser un certain nombre d’autres Universités  (comme Avignon et La Réunion, et bien sûr Art, Université, Culture…). La division et l’autonomisation des UFR met néanmoins un frein à ce qui était au départ une politique culturelle générale de l’Université d’Evry, qui recentrait l’art au coeur de la Cité comme élément sur les fondements duquel peut s’échafauder le savoir...

2) L’Art comme formateur et fondateur…

Aujourd’hui seul le Département de Pratiques Artistiques fonctionne, avec une dizaine de vacataires. Il s’adresse de façon optionnelle à tous les étudiants de toutes filières, mais aussi depuis cette année, de façon obligatoire,  dans le cadre des U.E. libres. Il aborde les différentes disciplines artistiques à partir de thèmes de société que nous choisissons avec les étudiants et que nous travaillons dans la transversalité : écriture et jeu, chorale et théâtre etc. L’enjeu, pour ces étudiants peu habitués à une pratique ou une « fréquentation » artistique, c’est de pouvoir articuler l’art à une lecture de la société contemporaine, à leur intégration en tant qu’individu dans le groupe social par le biais de leur créativité et du sens qui naît des signes de leur pratique artistique.

Tous les Jeudis après-midi, les Ateliers de Pratique Artistique hebdomadaires permettent aux étudiants de développer de façon libre mais complémentaire leur expression et créativité à travers diverses pratiques artistiques. Ces Ateliers, d’une durée hebdomadaire de trois heures sont répartis en arts plastiques, musique électronique, chorale, vidéo, théâtre et écriture. Ils sont tous animés par des artistes professionnels pour qui la rencontre et le travail avec les étudiants est une part importante de leur création en rapport à un public concret, à un échange et à un apprentissage réciproque (du créateur pour le public et du public pour le créateur).

Ces ateliers permettent, outre la rencontre et l’échange prolongé avec des artistes, la découverte de différents arts par leur initiation et leur pratique, en miroir toujours et à la périphérie des pratiques professionnelles avec lesquelles ils restent en étroit contact (par leur encadrement par des artistes, par leur accueil et leur découverte au long de l’année de spectacles, expos etc., par l’exigence professionnelle de leur production).
 
Inversement, les ateliers s’inscrivent au plus profond de la formation étudiante tant par leur thématique abordée (en rapport avec le sens d’une formation universitaire : préoccupations, faits de société, matières enseignées...), par les points apportés dans leurs diplômes que par le développement à travers l’art de la personnalité de l’étudiant : de sa créativité individuelle, de son identité au sein de la collectivité, de son expression et de ses facultés de communication, de son ouverture au monde et de sa réflexion sur la société qui l’entoure, enfin de son plaisir et de son désir dans le savoir...

Ces productions répondent la plupart du temps à des préoccupations inscrites dans la problématique des étudiants comme : la ville en Arts Plastiques, les bruits de la ville en musique électronique, l’idée du bonheur en chorale, le Sida, la drogue ou la violence en  Vidéo,  la désinformation médiatique, l’autre ou l’exclusion sociale en théâtre.

L’échange entre professionnels (metteur en scène, auteur, cinéaste, musicien, plasticien...) et étudiants de toutes filières, offrent aux uns et aux autres l’opportunité de conforter une « pratique expérimentale » : développer une écriture contemporaine en travaillant avec des étudiants sur une année ; monter des spectacles universitaires qui partent en tournée et permettent ainsi des rencontres inter-universitaires ; travailler l’informatique à travers la musique...

L’Atelier d’écriture a ainsi permis en 1995-96 à Victor Haïm d’écrire avec les étudiants une pièce pour douze personnages « Les atroces », montée l’année suivante par l’Atelier Théâtre sous la direction du metteur en scène que je suis, produite en tournée (Festival Universitaire de Metz) et aujourd’hui demandée par d’autres groupes de théâtre amateur pour être jouée. L’Atelier d’écriture et l’Atelier théâtre fonctionnent ainsi ensemble sur un principe de « commande » et de « mise à l’épreuve » des textes vivants - et produisent des spectacles intervenants dans le cadre du Printemps des Poètes. Aujourd’hui l’Atelier d’Ecriture est dirigé par deux auteurs des EAT : Frédéric Sabrou et Bruno Allain. Les textes de ces dernières années ont été proposées à la publication aux Editions Lansmann.

Chacun de ces ateliers permet l’approfondissement d’une discipline artistique ainsi que la constitution d’une aventure humaine collective, qui conduit donc à l’élaboration d’une production présentée en fin d’année, voire en expansion en cours d’année : exposition de photographies ou de dessins, sculpture, concert de la chorale, exposition sonore, court-métrage et pièce de théâtre. Ces évènements sont pratiquement les seuls points forts de la vie sur le campus et de l’appropriation par les étudiants d’une Université souvent ressentie comme un simple lieu de passage : les dessins et fresques de l’Atelier d’Arts plastiques ornent une partie des bâtiments du 1er Cycle ; le juke-boxe de l’Atelier de musique électronique se promène dans l’Université ; des happenings sont organisés par l’Atelier Théâtre.....
Les différents ateliers travaillent en complémentarité : la musique des spectacles est souvent le fait d’étudiants en musique électronique, la chorale universitaire intervient dans la dramaturgie du spectacle de l’Atelier théâtre au Théâtre de l’Agora, l’atelier « vidéo » vient couvrir les différentes productions d’Ateliers (spectacle, expo etc..).

La pratique de l’art telle que j’ai pu la concevoir et ai eu la chance de mettre en place à Evry se veut tant un moyen qu’une fin, stimulant le désir de l’étudiant pour le savoir et lui permettant de retrouver la place de son plaisir dans la société au sein de laquelle il apprend à s’intégrer. La « politique » artistique universitaire rejoint en sa plus intime définition le théâtre « politique » de la démocratie : l’apprentissage ludique des signes, sans lesquels il n’est point de sens...

L’apparition des UE libres  a montré une véritable ruée sur ces enseignements artistiques ressentis comme des compléments fondamentaux à la formation générale, voire généraliste, de l’étudiant. L’an prochain, le Département sera donc probablement élargi en heures d’enseignements, nombre de vacataires et nombre d’ateliers afin de répondre à la demande croissante de ces UE libres artistiques.

 

Laboratoire

Thèmes de recherche

Recherche

Autour d’une « praxis théorique » théâtrale, ma recherche est centrée sur la place tant esthétique, sociologique, éthique que sémiologique du théâtre dans la Cité. Elle va donc de mises en scène travaillant sur la pluridisciplinarité (musique) et sur le travail « extra-muros » (théâtre à domicile) à des articles et colloques développés autour de ces projets, en se confortant à un enseignement lui aussi intégré à une recherche sur la pédagogie du « spect-acteur ».

Il n’est évidemment pas limpide, le chemin qui mène d’une thèse de troisième cycle portant sur « l’identification » du juif (et de son image) au vingtième-siècle à une thèse nouveau régime sur le théâtre juif et son « identité » (malgré sa diversité et son assimilation aux cultures environnantes) fondé sur l’interdiction de faire des images. Et pourtant, ma thèse de troisième cycle m’a conduite à étudier l’image du juif dans les discours tenus sur lui au vingtième-siècle, discours tant littéraires que cinématographiques. Et ma thèse nouveau régime en est comme la réponse : elle (se) penche de l’autre côté du miroir - sur le discours tenu par le juif contre ces images (de lui-même) et contre l’image en général (interdit de la représentation). Tout est donc un problème de représentation qui hante toute recherche sur le théâtre, née de l’impossible rencontre d’Hamlet (fils) avec l’ombre d’Hamlet (père). Le théâtre juif serait une des façons de réinterroger la mimésis aristotélicienne....Il se propose et se pose, comme Shylock, comme l’envers du théâtre occidental qu’il définit en creux, non dans sa représentation, mais dans son interdit et son irreprésentable....

C’est donc tout un pan de cette recherche autour de l’impossible représentation ou la mise en abyme de la théâtralité au théâtre qui m’a sans cesse menée d’une recherche théorique à une recherche en application dans ma propre pratique scénique. Que ce soit à travers l’écriture d’une pièce : « Pavanes pour une mémoire défunte » autour de l’impossible représentation de la Shoa ; à travers « La dernière nuit d’Otto Weininger » sur la représentation ou l’a-représentation de la mort de Weininger (avec la problématique de ses doubles) ou « En pièces » qui se confronte à travers trois auteurs (Marivaux-Feydeau-Pirandello) à l’irreprésentable de la folie....

Parallèlement, et dans un rapport qui m’a permis d’articuler théorie et pratique, mon « rôle » de metteur en scène et de directrice de compagnie m’a amené à travailler sur les relations entre création et diffusion, entre dramaturgie d’un texte et contexte social, entre le geste de la représentation et les représentations en acte dans les différents milieux qui composent le public de la Cité. J’ai notamment beaucoup exercé et réfléchi le théâtre « hors les murs » ou « théâtre d’appartement » dans ce qu’il interroge l’acte créatif : quel texte pour quel public, quelles limites à la théâtralité etc. J’ai pu d’ailleurs écrire à ce sujet à partir de cette mise en pratique du théâtre dans la société.

J’ai également « joué » sur les mises en relation entre différents textes autour de mêmes thèmes à différentes périodes de l’Histoire pour tenter de mettre en lumière les variations texte/contexte et les déterminismes de l’écriture… J’ai fait ce travail notamment avec Marivaux-Feydeau-Pirandello autour du thème de la femme et de la folie (comment la femme dès qu’elle « prend » la scène se met hors-jeu) ; avec Shakespeare et Brecht autour de l’altérité (le diptyque « Marchand de Venise »/ « Têtes rondes et têtes pointues ») ; avec les miroitements entre textes classiques et contemporains notamment « Molly (chante) Bloom » de Joyce et « Molly des sables » de Fatima Gallaire (commande à l’auteur).

Les thèmes abordés au sein de ma compagnie interpellent  la société sur la fonction du théâtre hic et nunc : montée des extrémismes, immigration, rôle de la femme, antisémitisme…C’est un théâtre qui se veut engagé, tant dans son propos que dans sa forme : par une présence continue de résidences en banlieue parisienne (St-Denis ; Orly ; Tremblay ; Aulnay ; Fontenay-sous-Bois ; Epinay) avec une équipe de comédiens, décorateur, auteur et musicien, qui travaillent dans la proximité du public et d’un cahier des charges, à travers des ateliers en direction des amateurs, des spectacles événementiels, des mises en espace, des « happenings ».

Il me semble donc que mon approche d’une « pratique théorique » autour d’un théâtre qui ne fonctionne que dans un rapport subtil, parfois contradictoire avec la société qui le « contextualise »,  trouve dans la pédagogie du théâtre aujourd’hui, pour des étudiants destinés à entrer dans un marché du travail en perte de sens et de repères, une véritable continuité.
 
Je poursuis en tant qu’« artiste-enseignante-chercheuse » une pratique de la mise en scène et du jeu à travers la conception de spectacles universitaires. Je dirige en effet l’Atelier Théâtre et la Troupe Universitaire qui en est issue, dans une perspective de recherche : sur les rapports entre écriture et représentation puisque le principe est de travailler autour, à partir mais aussi en amont d’un texte qui s’articule à des improvisations et surtout à une thématique choisie (l’université, la culture, l’information, les classes sociales...). La mise en scène s’attache particulièrement au principe du choeur moderne : choeur des citoyens-étudiants, choeur de la comédie musicale, qui est aussi l’idée motrice du groupe au sein duquel des individualités distinctes et originales s’expriment et expriment leur particularité dans un tout....

Ce qui m’amène à réfléchir en termes de pédagogie théâtrale : pédagogie issue du travail concomitant que je mène à l’Université et dans le cadre de mon travail de compagnie théâtrale des ateliers menés avec différents publics : maternelles et primaires, collèges et lycées, retraités, chômeurs, femmes immigrées en alphabétisation, amateurs.....C’est toute une interrogation à la fois sur les limites et les ouvertures du théâtre en tant qu’outil d’expression sociale et les modalités de son inscription dans un travail de formation générale (celui de l’étudiant, du lycéen ou du citoyen). Non seulement ce travail a donné lieu à un certain nombre de communications mais j’ai eu la chance d’être impliquée dans une réflexion théorique qu’a menée l’Académie Expérimentale des Théâtres sur la place du théâtre à l’Université et je prépare à l’Université d’Evry l’ouverture d’une Licence Professionnelle et d’un Mastaire pluridisciplinaire de théâtre (intitulés « Théâtre et Formation »), qui sont les fruits des cette réflexion à la fois pratique et théorique sur la pédagogie théâtrale et que j’ai développé dans la direction du Département de Culture et Communication et Pratiques Artistiques...

Ma recherche, ici, interroge la forme même du théâtre contemporain. On ne peut en effet, en tant que practicien, étant donné la crise concomitante du public et du répertoire s’abstenir aujourd’hui d’une réflexion théorique sur la place et les enjeux du théâtre au sein d’une collectivité « éclatée » qui n’arrive plus à se définir comme telle. D’où ce travail long, lent et assidu que je mène depuis dix ans avec les représentations « hors les murs » : en appartements, en maisons de quartier, en locaux associatifs, en maisons de retraite, en lycées, en hôpitaux....L’analyse sociologique qui découle de la rencontre que nous avons la chance de faire avec un public de proximité m’a mené à une réflexion critique sur les nouvelles formes de la « catharsis » théâtrale....

Ce qui aboutit à une recherche nécessaire sur la pluridisciplinarité : notamment les complémentarités et passerelles entre théâtre et musique. Je mène en effet dans mes propres spectacles une recherche pratique sur les modalités possibles de l’utilisation de la musique au théâtre (chansons, arias, bruitages, rythmes mélodiques, parlé-chanté....) et inversement de l’apport du théâtre à la musique (notamment à travers l’opéra et un travail que je fais avec des choeurs : autour de Banchieri et actuellement autour des choeurs d’opéra français du 17ème à nos jours). Presque tous mes spectacles s’interrogent sur ces passerelles puisque j’ai travaillé successivement le cabaret (« Le Cabaret de la grand’peur » et « Les Exclusés »), la comédie musicale (« Les Lendemains qui chantent faux » et « La Comedie des travers ») et l’opéra (« L’amour sur tous les tons », en préparation « Opera Follies », « L’Amour et la vie d’une femme » de Schumann et « La Servante maîtresse » de Pergolese)

 

Publications

Publications

  •  "Michel Tournier et l'ombre portée du juif" (Revue Pardes, Ed. J.C. Lattes, 1985)
  • "Le juif, mythe de l'étranger et réalité de l'assimilation" (Colloque RHICOJ 1986)
  • "Les philosophes juifs et la guerre de 14" (Colloque Paris VIII, Ed. Presses Universitaires de Vincennes, 1988)
  • "L'art juif au miroir de son théâtre" (Traces, Ed. Klimt, 1986)
  • "Naissance, vie et mort du théâtre juif" (Colloque de Sociologie Internationale du théâtre, Université La Sapienza de Rome, Juin 1986)
  • "Si tu ne vas pas au théâtre, le théâtre ira à toi" (Théâtre Public, 1986)
  • "Fonction et disfonctionnement du théâtre en France : le "cas" du théâtre à domicile" (Deuxième Colloque de Sociologie Internationale du Théâtre, Bevagna, 1989)
  • "Le théâtre : un droit de cité" (Troisième Colloque International du Théâtre, Lisbonne, 1993)
  • "Le théâtre à l'Université doit-il être un art obligatoire?" (Premier Congrès Mondial du Théâtre Universitaire, Liège 1994)
  • Contributions au Dictionnaire du théâtre dirigé par M. Corvin, Bordas
  • Article de l'Encyclopédie Hachette AXIS : Les comédiens.
  • "La pédagogie du spect-acteur" (Colloque du Centre de Sociologie du Théâtre, Bruxelles 1994)
  • Colloque à l’Université de St Denis de la Réunion sur « L’art à l’Université » et intervention autour des pratiques artistiques à l’Université
  • "Le théâtre allait-il frapper?" (Articles du Centre de Sociologie du théâtre, Ed. Lansmann, 1995)
  • « Le théâtre juif et l’interdit de la représentation » (Colloque de l’ITT, Tel-Aviv 1997)
  • « Le théâtre réduit-il les frontières politiques, économiques et sociales ? » (Colloque « Theater as boundary breaker » organisé par une Université écossaise, Jerusalem, 2000)
  • « Le théâtre au miroir des grandes métropoles juives », conférence donnée à l’Université d’été de Montpellier (Juillet 2001)
  • Participation à l’élaboration des colloques et au travail de recherche de l’Académie expérimentale des Théâtres, sous la direction de Michèle Kokosowski (1999-2001)
  • « Quelle place pour l’artiste dans le cadre de l’enseignement à l’Université ? » (Colloque de l’Académie expérimentale des théâtres à l’Université de Paris X Nanterre le 13 Novembre
    2001)
  • « Shylock, le « bon » et le « mauvais » juif », Congrès du Théâtre Juif à Prague, Mai 2004
  • « Mettre en espace la création artistique : regards croisés de plasticiens, comédiens et metteurs en scène ». Colloque autour des conditions de mise en oeuvre et en espace des projets artistiques au Festival la Clé des Champs de Pont-Scorff, Juin 2006. Intervention et modératrice des débats.
  • « Le théâtre contemporain aujourd’hui : aventures et mésaventures », Colloque à Gisors, Décembre 2006
  • « Etre artiste aujourd’hui », article pour le Journal de l’E.N.S., à paraître
  • « Mise en oeuvre de la représentation : modernité et modernisation », colloque de RASM
  • Le juif et l’assassin, essai sur l’antisémitisme dans le discours (littéraire, politique…), Ed. Acoria, 1999
  • Le marchand de Venise, traduction (en collaboration avec Michel Lederer) et appareil critique, Ed. du Bord de l’eau, 2003
  • Ecriture de Pavanes pour une mémoire défunte autour du Procès de Kafka et de textes des Sobol, Shwartzbart, Shakespeare, Kalisky....
  • Adaptation de pièces de l’anglais ou de l’hébreu : Liens de sang d’Athol Fugard, L’artiste et le camionneur  de Hillel Mittelpunkt, Des gens bien difficiles  de Yossef Bar-Yossef, La dernière nuit d’Otto Weininger  de Joshua Sobol, Les Lendemains qui chantent faux  de Joshua Sobol, 
  • Dramaturgie : Les Exclusés , En Pièces  (Marivaux, Feydeau, Pirandello), Les Joyeuses et Horribles narrations du Père Duchesne  de Jean-Pierre Faye, Le Cabaret de la grand’peur  de Brecht/Weill, Molly Bloom de James Joyce , Alors, l’apartheid est fini ? d’après la littérature sud-africaine, L’amour sur tous les tons d’après des madrigaux galants de Banchieri et de textes de la littérature amoureuse du 16ème à nos jours, Scrooge de C. Dickens.

Curriculum vitae

Formations

 Séminaires au Collège International de Philosophie sur les « Représentations de l’antisémitisme » (Direction : J-P Faye) (1984-88) 
Séminaires au Collège de Théâtre de l’Université Européenne de la Recherche (Direction : J.Baillon) (1988-1992) : «  Mimesis et interdit de la représentation » ;« Le théâtre est-il « politique » ? »

Cours de dramaturgie à l’Ecole de la Comédie de St Etienne (1990-92) : théorisation et mise en pratique de la dramaturgie (théâtre grec, mélodrame, théâtre contemporain…)

Enseignement théorique (« Lire la modernité du théâtre contemporain au regard de son Histoire ») et pratique (ateliers pour toutes filières : DEUG Arts du Spectacle, Droit, Maîtrise de Gestion etc…) en tant que Maître de Conférences à l’Université d’Evry (1992-2005)

« Histoire du Théâtre français », cours théoriques dispensés aux Ecoles Normales Supérieures et aux lauréats de concours de Tunisie, Université d’ Avignon, CUEFA, Juillet 2005 et 2006 

A mis en place et dirigé un Département de Culture et Communication à l’Université d’Evry de 1992 à 1998, avec dans toutes les filières un module de « Théâtre obligatoire », « Ecriture », « Journalisme » et « Droits de l’Homme ». Dirige toujours depuis les Pratiques Artistiques (vidéo, théâtre écriture, musique électronique, chorale, arts plastiques) et a créé une Troupe Universitaire à Evry.

Curriculum Vitae

Ancienne élève de l'Ecole Normale Supérieure (1978-1983)

Agrégation de Lettres Modernes (1981)

Doctorat de Troisième Cycle en Littérature française et comparée à Paris VIII (1983)

Doctorat Nouveau Régime en Etudes Théâtrales à Paris III (1991)

Habilitation à diriger les recherches à Paris VIII (1995)

Maître de conférences en Etudes Théâtrales et Directrice du Département de Culture et Communication, puis de Pratiques Artistiques de l’Université d’Evry depuis 1992

Formée aux cours Mesguich et aux Quartiers d’Ivry dirigés par Antoine Vitez puis Philippe Adrien. A suivi des stages de clown (les Colombaïoni), de commedia dell’arte (les Scalzacani, Carlo Boso) ainsi qu’un stage de mimo-dynamique avec Jacques Lecoq, et un stage de jeu avec Alain Mollot de la Jacquerie. En 1985, crée la compagnie du Star-Théâtre qu’elle dirige depuis lors. 

Ecriture et interprétation de deux monologues joués au Lucernaire et en Avignon (Oy, Moishele, mon fils! en 1983, Le complexe de Starsky  en 1986-87).

La dernière nuit d’Otto Weininger de Joshua SOBOL, qui a reçu l'Aide à la Création et a été joué à Paris, au 18 Théâtre en Janvier-Février 1991 (co-production La COUPOLE).

Les Joyeuses et horribles narrations du Père Duchesne de Jean-Pierre FAYE, joué en banlieue parisienne avec l'Aide de la Mission du Bi-Centenaire de la Révolution Française (1989).

Un spectacle d'appartement (Alors, l'apartheid est fini?) dans le cadre d'une "résidence" dans la ville d'Orly. En tournée 1991-1995 (banlieue parisienne, Ile de La Réunion)

Liens de sang d'Athol Fugard - Mai-octobre 1991, joué en banlieue parisienne.

Le Cabaret de la grand'peur  d'après B.Brecht et K.Weill, dans le cadre d'une résidence au T.G.P. de Saint-Denis en 1991-92. Spectacle en tournée de 1992 à 2006, ainsi qu'à Paris, au Festival d'Avignon, et en province (France, D.O.M.-T.O.M....) A ce jour, plus de sept cent représentations en quartiers comme en C.D.N. (Reims) ou C.D.R. (Théâtre des deux Rives ... Rouen, Quai Ouest ... Lorient).

Les lendemains qui chantent faux de Joshua SOBOL, comédie musicale avec Anna Prucnal et Jean-Paul Farré, créée au CNAT de Reims (Scène Nationale) en Janvier 1995. Tournée au printemps 1995(Lorient, Les Ulis...)

Molly chante Bloom d'après James Joyce, en Novembre 1993. A Paris, au Guichet-Montparnasse en Février-Mars 1994. En tournée en banlieue et à l'Ile de la Réunion. Festival d'Avignon (off) 1994. En tournée 1994-1996 (C.D.N. Reims, CDN Lille, Théâtre des deux rives, La coupole...)

Molly des sables de Fatima Gallaire. Festival d'Avignon de Juillet 1994.  En tournée depuis (Théâtre des deux Rives, C.D.N. de Lille, Biarritz etc...) Reprise à Paris, Théâtre Essaïon, en Avril-Mai 1997. Plus de deux cent représentations à ce jour, dont beaucoup « hors les murs ».

Mise en espace d'une pièce de Liliane Atlan, Leçons de bonheur,  au théâtre de l'Ile Saint-Louis (Juin 1997)
Les exclusés ou le cabaret de la p'tite misère  de Jean-Jacques Devaux, Guillaume Hasson, Victor Haïm, Daniel Soulier, Frederic Sabrou... Création dans le cadre des Rencontres Charles Dullin en Janvier 1998. Reprise et tournée en 1998-99 (Aulnay, CDN Lille, Tremblay, Villejuif etc...) Théâtre de l’Epée de Bois à Paris en 1998-1999. Tournée CCAS.

L'amour sur tous les tons, d'après les madrigaux galants de Banchieri et des textes de la littérature amoureuse. Mise en scène pour le choeur de Christine Paillard et deux comédiens. Création .à Villemoisson en Avril 1998. Tournée 1998-2001.
Assistante de Daniel Mesguich sur un opéra de Marius Constant à l’Espace Cardin en Novembre-Décembre 1999
Assistante de Daniel Mesguich (et comédienne) sur Esther de Racine en Février 2001 à Paris

Où va-t-on mettre le piano ? de Madeleine Chapsal, créé au Théâtre Trévise le 2O Mars 2001.
Les habits d’Andersen, mise en espace des contes d’Andersen en Novembre 2001 à Charenton

Théâtre en murs, mise en espace du théâtre danois en Décembre 2001 à Charenton

La loom a des super pouvoirs, de Frederic Sabrou, commande de La Guyane, Décembre 2001
Mise en espace des grandes textes politiques lors de la journée du Livre Politique à l’Assemblée Nationale le 24 Mars 2001

En pièces, de Marivaux-Feydeau- Pirandello, créé à Corbeil en 2000. Festival off d’Avignon, Juillet 2000. Reprise à Paris (Théâtre au Fil de l’Eau 2002) et en tournée (Aulnay, Fontenay.....)

La comédie des travers (sitcom brechtien et comédie musicale de chambre),  de Frederic Sabrou et Alain Blanchard, musique d’Amnon Beham, créé en 2001 à Aulnay-sous-Bois. Festival d’Avignon 2002.Spectacle joué hors les murs en 2001-2003 (Aulnay, Fontenay, Orly…) et reprise en 2007 (Brest, Epinay, Bonneuil…)

Le blues de la Guyane de F.Sabrou, théâtre évènementiel pour le carrefour international de l’innovation sociale et territoriale à Poitiers puis en Guyane pour la session territoriale(2003)

Les Anges, à partir de textes de F. Sabrou, spectacle mêlant 120 personnes des foyers-clubs d’Aulnay et deux comédiens professionnels pour les cent ans d’Aulnay où la compagnie était en résidence (Mars 2004)

Le marchand de Venise de W.Shakespeare, à Avignon 2004 et à Paris en Septembre 2004. Tournée 2003-2005.

Si l’Afrique m’était contée, spectacle avec les retraités d’Aulnay sur le racisme avec 100 retraités et deux comédiens professionnels sur des textes de Mandela, Césaire, Martin Luther King et des contes africain (Octobre 2005)

Têtes rondes et têtes pointues de B.Brecht, à Avignon 2004 et à Paris (Mars-Avril 2005) et en tournée de 2004 à 2007. Reprise au Théâtre du Chaudron (Octobre 2006)

Scrooge, adaptation du conte de Dickens, tournée en banlieue parisienne 2005-2006, puis reprise à Paris (2006-2007) et Avignon (2006 et 2007) et tournée 2007.

Le bal de Kafka de Timothy Daly, traduction M.Lederer, création au Théâtre du Chaudron (Octobre 2006), tournée banlieue parisienne (2006-2007) et reprise Paris 2007-2008

Monsieur de Pourceaugnac de Molière, Avignon 2008 et 2009, Theatre Silvia Montfort Mai-Juin 2009, tournée (Dijon, DOM TOM…)

Résister, c’est exister d’Alain Guyard, Avignon 2008/2009, en tournée

A l’etranger :

Mise en scène de Molly des sables de Fatima Gallaire en hébreu (« Molly mi ha kholot »)au Théâtre Khan  de Jerusalem (Direction : Eran Baniel)pour le Festival du Théâtr’Oneto (1996)

Mise en scène de Monsieur Shpill et Monsieur Tippeton de Gilles Segal en hébreu (« Mar Shpill ve Adon Ktanton ») au Festival d'Akko de 1996.

Mise en scène des Bonnes de Jean Genet au Seminar Ha Kibboutzim, avec participation au Festival Universitaire Thespis de Jerusalem, 1999

Mise en scène de Chekhomania ! d’Anton Tchekhov et Yael Munk, à l’Université de Jerusalem, avec participation au festival Thespis de Jerusalem 2000. Tournée à Tel-Aviv.

Atelier au Teatron Ha Khazouti (Mars-Avril 2000)

Mise en scène de Nachim ve niflaot, monologue sélectionné pour le Festival du Teatr’Oneto de Décembre 2000 au Théâtre National de la Habima

Mise en scène de la troupe universitaire d'Evry (dans le cadre de mon enseignement) : en 1992 Un conseil de classe très ordinaire, en 1993 L'agence ou les défauts du vrai de Frederic Krivine, en 1994 Farce acide de Serge Added (à partir du Mystère Bouffe de Maiakovsky), en 1995 Othello-Chaos de Bernard Avron, en 1996 Les atroces de Victor Haïm (en résidence) et de l'Atelier Ecriture, en 1998 Passe ta vie d'abord de Jean-Claude Grumberg, Roland Fichet, Jacky Viallon et Fréderic Sabrou,  en 1999 La croupe du monde d’après des textes de Guy Foissy, Jean-Claude Grumberg et Fréderic Sabrou.

A partir de 2000, c’est l’Atelier d’écriture dirigé par un auteur dramatique (Frédéric Sabrou jusqu’en 2005, Bruno Allain en 2006, Lise Martin en 2007) qui fournit les textes sur un thème choisi en commun à partir d’improvisations de l’Atelier Théâtre, et dans un aller-retour entre jeu et écriture :  Bizarre, bizarre, vous avez dit St-Lazare  en 20010 Les Zincultes en 2001 (sur la culture), Fac-Similé en 2002 (sur l’université), Les conso-mateurs en 2003 (sur la consommation),  La sardine, c’est pas pareil en 2004 (sur la différence), A l’ombre des péchés en 2005 (sur les péchés « modernes »),  La guerre, c’est trop mortel en 2006 (sur la violence),Que la nature est belle en 2007 (sur l’écologie), Roulez, jeunesse en 2008

Tous ces spectacles sont donnés pour une ou deux représentations au Théâtre de l’Agora d’Evry, ainsi qu’en tournée dans différents festivals ou universités : Dijon, Cabourg, Montpellier, Metz, Saint-Denis, Corbeil, Orsay, Versailles…)

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