Tom Delmont récompensé par la Médaille de Bronze CNRS 2026

Tom Delmont récompensé par la Médaille de Bronze CNRS 2026

Tom Delmont, Chargé de Recherche de l’UMR Génomique Métabolique (Genoscope) reçoit la Médaille de Bronze CNRS 2026. Il travaille actuellement au sein du labo de Génomique Métabolique du Génoscope d’Évry avec l’équipe spécialisée en analyse des génomes eucaryotes. Il étudie la diversité du plancton marin à travers la génomique environnementale

Ses activités de recherches viennent d’être récompensées par une médaille de Bronze du CNRS. Portrait d’un chercheur passionné par les potentialités offertes par l’analyse des données ADN prélevées dans les océans.

Après des études de microbiologie et biotechnologie effectuées à Pau, Tom Delmont a soutenu sa thèse à L’École Centrale de Lyon en 2011 sur le thème « Description des communautés microbiennes du sol par une approche métagénomique »

Depuis lors, il étudie la diversité du plancton marin à partir de prélèvements effectués directement à la surface des océans. Ces recherches sont devenues possibles grâce notamment à l’expédition Tara Océans qui a recueilli des données sur une très grande échelle. Il a reçu un soutien ANR en 2023 pour coordonner un projet d’analyse de virus jusqu’alors inconnus et pourtant très répandus dans les milieux aquatiques, les mirusvirus

Ce groupe de virus - identifié grâce à son équipe - présente des similitudes structurelles avec le virus de l’herpès. Cette découverte repose sur une profonde connaissance de deux mondes a priori très différents, les eucaryotes et les virus, à l’intersection desquels des voies de recherche fondamentales s’ouvrent aujourd’hui à l’appui des données immenses collectées à l‘échelle de toute la planète.

Couronné par cette médaille de Bronze après seulement quinze ans de recherche, auteur de nombreux articles et collaborations scientifiques, ce passionné de montagne et de science-fiction s’oriente décidément vers des explorations et découvertes surprenantes. 

Ainsi, Tom Delmont s’intéresse aujourd’hui plus particulièrement au reliquat de 10% des données de Tara Océans qui demeurent inexpliquées. Ces échantillons n’ont pas encore révélé leurs secrets : une raison en soi suffisante pour attirer l’attention d’un chercheur dans l’âme, convaincu d’y trouver de nouvelles lignées virales.

En 2018, notre équipe de recherche a observé un signal évolutif inhabituel dans le tsunami de données de séquençage de Tara Océans. Le suivi de ce signal nous a permis de découvrir, puis de caractériser un groupe majeur de virus à ADN : les mirusvirus. La publication de cette découverte dans le journal Nature est le début d’une nouvelle aventure car elle donne les clés à la communauté scientifique pour détecter et étudier les mirusvirus dans de nombreux écosystèmes », Tom Delmont le 19 avril 2023 à l’occasion de la publication de l’article de « Nature ».

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