
Spectacle coproduit par la Scène de Recherche de l’École normale de l’Université Paris-Saclay, de la Fondation Daniel et Nina Carasso, de l’UNESCO - Ville apprenante d’Évry-Courcouronnes, EXTRA BOTANICA s’inscrit dans le cadre du Festival Curiositas. Distribution artistique: Ambre Febvre et Maxime Kerzanet - Durée : 40 mn
La forme courte proposée par la compagnie Les Temps Blancs / Théâtre inachevé plonge le public au cœur d’un laboratoire scientifique. Deux interprètes se glissent sous les feuilles qui envahissent le bureau de la botaniste et entreprennent de remonter la tige de ses recherches jusqu’aux racines du désir botanique. Qu’est-ce qui conduit l’étonnement scientifique vers ces vivants étranges que sont les plantes ? Comment naît, se construit et se transmet un regard scientifique sur le monde végétal ?
À travers cette immersion sensible, EXTRA BOTANICA fait dialoguer théâtre et botanique, poésie et classification, imagination et rigueur scientifique. Des haies du plateau de Saclay aux forêts brésiliennes, le spectacle évoque la nomination, la cartographie et la classification des espèces, tout en révélant la diversité des lignées végétales et les spécificités de certains organismes. Une rencontre inattendue se dessine sur scène : celle d’une biologiste moléculaire et d’un palmier. De ce dialogue poétique émerge un parcours à travers l’évolution, la reproduction des plantes et leurs représentations à travers les siècles.
Dans le prolongement du spectacle, à l’Université Evry Paris-Saclay, deux ateliers de pratique théâtrale ont été proposés aux étudiant·es, animés par l’équipe artistique. Ces temps d’expérimentation ont permis d’explorer concrètement les questions soulevées sur scène : comment faire dialoguer théâtre et recherche scientifique ? Comment incarner une théorie, une découverte ou un questionnement scientifique ? Comment traduire un savoir en gestes, en espaces et en voix ? Autant de pistes qui ont transformé la science en matière vivante, à éprouver et à mettre en jeu collectivement.
Cette démarche illustre pleinement la capacité de l’université à faire dialoguer disciplines, pratiques artistiques et recherches scientifiques, tout en ouvrant de nouveaux espaces de réflexion sur notre relation au vivant.

















