Ce qui nous a le plus marqués lors de ce semi-marathon de robots humanoïdes à Pékin, c’est que le défi dépasse largement les seuls algorithmes. Nous avons adopté une approche fondée sur l’intégration de semelles intelligentes afin de capter en temps réel l’interaction pied–sol et de mieux comprendre la stabilité en conditions réelles. Dans un contexte de tests continus et de délais très serrés, cette approche s’est révélée essentielle pour garantir une performance fiable sur de longues distances. Cette expérience montre que l’enjeu principal aujourd’hui est moins l’intelligence seule que la robustesse et la fiabilité dans un environnement réel.
Seule équipe française, l’Université Évry Paris-Saclay participe au semi-marathon international de robots humanoïdes à Pékin.

Publié le :
25
avr. 2026
Une équipe du laboratoire IBISC (UFR Sciences et Technologies) de l’Université Évry Paris-Saclay s’est illustrée à Pékin lors du semi-marathon international de robots humanoïdes, un événement scientifique majeur réunissant universités et grandes entreprises du monde entier.
Du 19 avril 2026, à Beijing E-Town (Chine), s’est tenu un événement inédit à l’échelle mondiale : un semi-marathon réunissant robots humanoïdes et coureurs humains sur une distance de 21,097 km, en conditions réelles. Bien plus qu’une compétition, cette rencontre constitue une plateforme d’expérimentation grandeur nature pour tester la robustesse, la stabilité et l’autonomie des robots dans un environnement dynamique.
À cette occasion, une délégation de l’Université Évry Paris-Saclay – composée d’un enseignant-chercheur, de deux doctorant·es et de quatre étudiant·es du Master MMVAI – a représenté la France. Elle était la seule équipe française invitée.
Une performance scientifique et collective
Face à des dizaines d’équipes issues d’universités et d’acteurs industriels internationaux, l’équipe s’est distinguée par une approche intégrée mêlant contrôle du mouvement, capteurs embarqués et analyse en conditions réelles.
Parmi les contributions clés :
- l’utilisation de semelles intelligentes pour analyser en temps réel l’interaction pied-sol et la stabilité du robot,
- l’intégration de capteurs textiles pour améliorer la détection de contact et la sécurité,
- des travaux sur la coordination du mouvement global du robot.
Enseignant-chercheur et responsable de la délégation
Une expérience intense, entre recherche et terrain

Pendant deux semaines à Pékin, l’équipe a mené un travail intensif de tests et d’ajustements en conditions réelles, dans un contexte de délais très serrés.
Après des semaines de tests et d'échecs, c'est au cœur d'une nuit blanche à Pékin que tout a basculé. En mettant en œuvre notre nouvelle politique de contrôle, j'ai enfin vu le robot courir avec la fluidité et la vitesse tant recherchées. Face aux passants et autres ingénieurs captivés prenant des vidéos et des photos, j'ai ressenti une immense fierté : tout notre travail portait enfin ses fruits. C'est précisément à ce moment-là que j'ai compris que nous avions fait du bon boulot.
raconte Rayan Pinturaud, capitaine de l’équipe.
Une visibilité internationale forte
L’événement a bénéficié d’une couverture médiatique importante en Chine, avec notamment des interviews diffusées sur des chaînes nationales et reprises par de nombreux médias.
Cette participation a contribué à renforcer le positionnement de l’Université Évry Paris-Saclay dans le domaine de la robotique humanoïde et à accroître son rayonnement à l’international.
Un projet formateur pour les étudiantes et les étudiants
Au-delà de la performance scientifique, cette expérience a constitué un terrain d’apprentissage exceptionnel pour les étudiant·es impliqué·es, confronté·es à des problématiques concrètes de recherche, d’ingénierie et de travail en équipe dans un environnement international exigeant.
La participation a été structurée autour de deux entités complémentaires :
- Saclay Sprint Syndicate, représentant l’équipe française,
- Saclay-SCUT Robotics Alliance, représentant une collaboration sino-française avec la South China University of Technology.
Ces deux configurations ont illustré à la fois la contribution technique propre de l’université et du laboratoire, ainsi que leur engagement actif dans la coopération scientifique internationale. Elles ont également démontré la capacité du laboratoire IBISC à opérer à l’interface entre recherche, ingénierie, formation et collaboration interculturelle.
Sur le terrain, la délégation a participé à l’ensemble des activités : préparation technique, calibration, déploiement du robot, tests, ajustements de performance et compétition, en s’appuyant sur la plateforme humanoïde Unitree G1.
Cette participation a permis de valoriser les compétences de l’Université et du laboratoire dans plusieurs domaines stratégiques : robotique humanoïde, contrôle du mouvement, capteurs embarqués et portables, systèmes intelligents centrés sur l’humain et expérimentation en conditions réelles.
















