I-Stem contribue à une étude internationale révélant un mécanisme de protection immunitaire des mélanocytes

Une étude publiée dans Immunity, issue d’une collaboration internationale impliquant notamment I-Stem et des équipes de Harvard/Mass General, met en évidence un mécanisme permettant aux mélanocytes de se protéger de l’attaque du système immunitaire. 

Ces résultats apportent également de nouvelles pistes pour comprendre certaines situations pathologiques dans lesquelles les mélanocytes sont détruits, notamment le vitiligo. 

En résumé

L’étude s’appuie sur un ensemble d’approches complémentaires, associant mélanocytes humains primaires, analyses génomiques, modèles cellulaires et murins, ainsi que des mélanocytes dérivés de cellules souches pluripotentes et des modèles de peau humaine reconstituée. 

Sans l’intervention d’une molécule freinant l’action des lymphocytes T, les mélanocytes sont éliminés par ces dernières. En l’absence de cette protection, les mélanocytes deviennent plus vulnérables à l’attaque des lymphocytes T, pouvant conduire à leur élimination et à une dépigmentation. Lorsque ce mécanisme de protection est supprimé dans les mélanocytes, ceux-ci deviennent beaucoup plus sensibles à l’attaque des lymphocytes T et sont progressivement éliminés. 

 Ces résultats ont donc un intérêt particulièrement sensible dans le cas du vitiligo, maladie dans laquelle les mélanocytes sont détruits par le système immunitaire. Ils soulèvent la possibilité qu’une altération de ce mécanisme de protection participe à la perte de tolérance immunitaire observée dans la maladie, même si cette hypothèse reste encore à démontrer.

Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives pour mieux comprendre les mécanismes de tolérance immunitaire des mélanocytes et leur possible dérégulation dans certaines pathologies comme le vitiligo. Plus largement, elle soulève la question de l’existence de mécanismes similaires de tolérance immunitaire propres à d’autres types cellulaires. 

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