L’Université Évry Paris-Saclay affirme son engagement en faveur de la culture en faisant de son patrimoine artistique un élément essentiel de son identité. Réparties sur l’ensemble du campus, des œuvres monumentales, sculptures, tapisseries, installations et créations contemporaines accompagnent le quotidien des étudiantes et étudiants, des personnels et des visiteurs.

Un campus où l’art fait partie du quotidien

Constituée au fil des années grâce au dispositif du 1 % artistique, à des acquisitions, des dons généreux d’artistes ou de leurs familles ainsi qu’à des partenariats avec le Fonds départemental d’art contemporain de l’Essonne/Domaine de Chamarande, cette collection témoigne de la volonté de faire de l’université un véritable lieu de vie, de découverte et de création.

Entre patrimoine historique et art contemporain, ces œuvres dialoguent avec l’architecture des bâtiments et invitent chacun à porter un regard nouveau sur son environnement.

Bâtiment Maupertuis  

Restaurées puis réinstallées dans le hall du bâtiment Maupertuis, quatre tapisseries d’Aubusson réalisées en 1973 ont retrouvé toute leur place au sein du patrimoine de l’université. Initialement présentées à la Faculté de Pharmacie de l’Université Paris-Saclay, elles offrent aujourd’hui un remarquable ensemble artistique.

Chaque tapisserie révèle l’univers singulier de son créateur.

  • Jacques Despierre explore une peinture où construction, rythme et arabesques répondent à une recherche presque scientifique de la composition.

  • Michel Seuphor, poète et peintre, développe une écriture graphique fondée sur des lignes parallèles qui structurent l’espace avec une grande sobriété.

  • Gustave Singier, dans Soleil et sable, célèbre la lumière, la matière et les forces sensibles de la nature.

  • Raoul Ubac, proche de Paul Klee, transpose dans des formes abstraites le rythme profond des sillons des champs, véritable évocation du mouvement du monde.

Réunies, ces quatre œuvres transforment le hall Maupertuis en une véritable galerie où dialoguent mémoire, modernité et poésie visuelle.

Bâtiment IBGBI  

Installée à l’automne 2024 grâce à une généreuse donation de la famille de l’artiste, cette sculpture monumentale d’Albert Féraud vient enrichir durablement le patrimoine de l’université.

Réalisée en métal, elle déploie une énergie libre et organique où le geste spontané du sculpteur rencontre une remarquable maîtrise technique. L’œuvre conjugue puissance, équilibre et poésie dans un dialogue permanent entre rigueur constructive et imaginaire.

 

 

 

Cette installation interroge notre rapport au voyage et aux images contemporaines.

Composées de photographies de paysages imprimées à très grande échelle et transformées en tentes impossibles à habiter, les structures de Campement détournent les images standardisées issues des banques iconographiques. Delphine Coindet révèle ainsi l’artificialité des représentations touristiques et questionne notre manière de regarder le monde.

IUT d’Évry – Site Roméro  

Réalisée dans le cadre du 1 % artistique, cette tapisserie constitue un témoignage des valeurs humanistes portées par Marek Halter.

À travers cette œuvre, l’écrivain fait dialoguer mémoire, diversité culturelle et engagement, offrant une réflexion sensible sur la tolérance et le vivre-ensemble.

 

 

Artiste sud-coréenne installée à Paris depuis 1969, Li Jagyong développe une œuvre fondée sur les jeux de lumière, d’ombre et de transparence.

Par la superposition des formes et des plans, Composition crée une relation étroite avec l’architecture environnante et transforme la perception de l’espace selon le regard du visiteur.

 

 

Avec cette sculpture en résine aux facettes géométriques, Richard Orlinski poursuit son projet de rendre l’art accessible au plus grand nombre.

Inspiré du Pop Art, son univers coloré sublime la puissance animale tout en lui conférant une étonnante douceur. Les jeux de lumière animent la sculpture et renforcent l’impression de mouvement et de vitalité.

Bâtiment des Premiers Cycles  

Figure majeure de la sculpture coréenne contemporaine, Shim Moon-Seup développe une œuvre inspirée de la philosophie taoïste, cette philosophie chinoise antique invitant à vivre en harmonie avec le Tao, la « voie » naturelle des choses, notamment par le non-agir et la simplicité.

Réalisée en acier et en fer, Opening Air appartient à la série Opening Up. Les traces du temps qui marquent progressivement le métal font pleinement partie de l’œuvre et rappellent le caractère vivant de la matière. Par ses formes ouvertes et élancées, elle dialogue avec l’architecture du bâtiment et évoque l’ouverture, le passage et l’élévation.

 

 

Aux abords du bâtiment, trente et une sculptures suspendues composent une installation poétique évoquant des oiseaux perchés dans les branches d’un arbre.

À travers ces figures fragiles, Jean Murgue explore les liens entre l’humain, la nature et la ville. Son univers sensible invite à la contemplation et fait de l’arbre un symbole de mémoire, de rencontre et de vie.

 

 

Bâtiment Facteur Cheval  

Cette installation met en scène une estrade rose sur laquelle fleurissent des roses portant les noms de personnalités célèbres du cinéma, de la chanson ou de la politique.

Par ce détournement plein d’humour, Gloria Friedmann interroge notre fascination pour les célébrités, la fabrication des icônes contemporaines et la consommation des images. 

Césaria Évora  

Entrées dans les collections patrimoniales de l’université en 2026, ces trois peintures sur verre réalisées entre 1993 et 1996 constituent un ensemble exceptionnel.

Issues de la technique du matte painting, largement utilisée au cinéma avant l’arrivée des effets numériques, elles témoignent d’un savoir-faire aujourd’hui devenu rare. Leur présence à l’université représente un patrimoine unique, illustrant une étape majeure de l’histoire des effets visuels et du cinéma.

Bibliothèque universitaire  

Composée de deux arbres stylisés aux couleurs franches, ces sculptures jouent avec les notions d’artifice et d’illusion.

En transformant des formes familières en silhouettes graphiques presque emblématiques, Delphine Coindet brouille les frontières entre réel et imaginaire. Ces arbres, volontairement éloignés du naturalisme, invitent chacun à porter un regard nouveau sur son environnement quotidien.

Remerciements

Cette valorisation du patrimoine artistique de l’Université Évry Paris-Saclay est le fruit d’un travail collectif. Un remerciement particulier à Philippine Pelletier, apprentie au pôle Art et Culture, pour son travail de recensement des œuvres, ainsi que Ioanna Grammatikopoulou Samba (Service audiovisuel et des usages numériques) pour la réalisation de la carte interactive.

Nos remerciements s’adressent également à Patrice Godard, chargé du patrimoine à l’Université Paris-Saclay, dont l’engagement contribue à faire vivre et partager les œuvres d’art au sein des campus universitaires. 

Au Département de l’Essonne, Flavie Linard, cheffe de secteur des expositions et des collections du onds départemental d’art contemporain (FDAC) ainsi que toute l’équipe du Domaine départemental de Chamarande, pour leur précieux partenariat.

Enfin, nous exprimons notre gratitude aux artistes et à leurs familles en faisant entrer l’art dans les lieux d’étude et de vie, l’université affirme sa volonté de rendre la création accessible à toutes et à tous, et d’offrir à chacun la possibilité de découvrir des œuvres, parfois pour la première fois, au cœur même du campus. 

 « L’art est une garantie de santé mentale. » - Louise Bourgeois (1911 - 2010) sculptrice, dessinatrice, graveuse et une plasticienne française.