Le Laboratoire Analyse et Modelisation pour la Biologie et l'Environnement (LAMBE) est à l'honneur de l'Édition de l'Université Paris-Saclay.

Publié le :
25
nov. 2019
Modéliser des systèmes moléculaires complexes
L’équipe a développé au cours des cinq dernières années, des méthodes théoriques pour calculer les spectres SFG aux interfaces et attribuer les bandes vibrationnelles aux couches d’eau et aux sites de surfaces. De tels calculs et interprétations sont des challenges, qui permettent l’interprétation fine et précise des expériences : sans ces calculs, il est impossible d’interpréter les signaux expérimentaux et de remonter à la structure de l’eau interfaciale.
L’équipe a par exemple démontré dans un article au journal américain PNAS comment les signatures SFG renseignent directement sur les effets d’hydrophobicité de surface à l’échelle microscopique, combinant expériences et simulations. Une telle connaissance des zones hydrophiles/hydrophobes à l’interface aqueuse ne peut être obtenue avec des expériences macroscopiques comme la mesure des angles de contact largement employée dans la littérature.
Forts de ces simulations d’interfaces solide/eau liquide et du couplage théorie-expériences SFG, l’équipe du LAMBE s’attaque maintenant à de nouveaux challenges avec ses partenaires expérimentateurs en Allemagne (RESOLV Cluster of Excellence, University of Bochum). Elle suit en particulier les réactions électrochimiques aux interfaces aqueuses, couplant simulations DFT-MD et expériences SFG résolues en temps, dans les conditions in operando.







