L’Université d’Évry et Genopole engagés dans trois projets parmi les huit lauréats du « Grand défi Biomédicaments »

Publié le :
22
févr. 2022
Le pôle de recherche et d’innovation évryen : acteur majeur des biothérapies
Cette transformation radicale en cours de l’arsenal thérapeutique fait cependant face à la difficulté de produire à grande échelle et à coût maîtrisé ces médicaments complexes. Les quelques médicaments de ce domaine actuellement sur le marché, voient leur prix exploser par rapport aux médicaments fabriqués par synthèse chimique. Face au double enjeu d’apporter ces innovations à un coût abordable à tous les patients qui en ont besoin, et à celui d’indépendance nationale pour notre santé, le gouvernement soutient le développement d’une industrie française des médicaments de thérapies innovantes.
Des enjeux nationaux
Quatre acteurs et trois projets lauréats
ASMA : Accoustic solutions for manufacturing advanced therapies
Partenaires évryens associés : la société génopolitaine Yposkesi et l’accélérateur de recherche technologique en thérapie génomique ART-TG, (membre fondateur de l’intégrateur industriel « Magenta »). Projet : combinaison des technologies de micro-fluidique et de mise en suspension et perméabilisation des membranes cellulaires par ondes sonores pour améliorer les étapes clés de transfert de matériel génétique lors de la production de médicaments de thérapie génique et cellulaire.Alain Lamproye, Président Exécutif d’Yposkesi :
« Ce projet a un réel potentiel pour améliorer significativement les rendements des procédés de production des médicaments de thérapie génique, un élément clé aujourd’hui pour toutes les sociétés développant ou produisant de tels médicaments. Yposkesi est très heureux de pouvoir mettre son expertise à disposition pour développer ces nouvelles technologies »
Anne Galy, Directrice de l'unité de recherche Integrare (UMR_S951) à Généthon et Directrice de l’ART-TG :
« L’ART-TG s’enthousiasme à l’idée de travailler avec le consortium ASMA pour mettre au point les instruments du futur qui permettront la production automatisée de vecteurs et de cellules pour les thérapies géniques »
STELLAR : Stem cell differentiation evaluation on line–light holographic analysis recording
Partenaire évryen associé : I-Stem, l'Institut des cellules Souches pour le Traitement et l'Etude des Maladies mono-géniques. Projet : Mise en place, pour les médicaments de thérapie cellulaire issus de cellules souches pluripotentes (indifférenciées), d’un système de contrôle qualité de l’état de différenciation des cellules, continu et non destructif. Il utilisera la microscopie holographique avec prise automatique d’images et les méthodes d’apprentissage profond (IA).Christine Baldeschi, Professeur à l’Université d’Évry, Directrice de l’équipe Génodermatoses à I-Stem :
« L’association des technologies de microscopie et d’IA permettra un gain de productivité et une réduction des coûts des contrôles, qui pourront ainsi se faire en continu, en cours de production, sans détruire les cellules. Ce système de contrôle qualité standardisé pourra s’appliquer à un grand nombre de types cellulaires et donc d’applications thérapeutiques »
SOFTCELL
Partenaire évryen associé : le laboratoire CiTHERA (adossé à l’Unité INSERM 1310, membre fondateur de l’intégrateur industriel « Magenta »). Projet : un nouveau modèle de bioréacteur à agitation douce et entièrement français utilisé aujourd'hui pour l'amplification des phytoplanctons, et maintenant pour la bioproduction de cellules souches humaines, à visées thérapeutiques.Annelise Bennaceur-Griscelli, Directrice de CiTHERA :
« Ce projet consolide la mission de CiTHERA de construire une banque de cellules souches iPS et de leurs dérivées pour les thérapies cellulaires, dans le cadre de l'infrastructure nationale INGESTEM. Il allie l’expertise et les protocoles innovants d’amplification et de différenciation des cellules souches maitrisés par CiTHERA et l'Unité Inserm U1310 à des modèles de bioréacteurs encore jamais utilisés pour les cellules humaines. Cette solution technologique de rupture répond à un problème majeur non résolu actuellement : contrer les forces de cisaillement qui, lors de l’homogénéisation des milieux en grands volumes, altèrent les cellules. Lutter contre ces forces reste un verrou pour la bioproduction des biomédicaments cellulaires, thérapies régénératives et immunothérapies des cancers à l'échelle industrielle »







