Christelle Monville, enseignante-chercheure passionnée par le vivant.

Christelle Monville est enseignante-chercheure. Elle partage son temps entre le laboratoire et les salles de cours. Elle enseigne dans les filières de biologie de l’Université d’Évry à tous les niveaux. Christelle s’implique également chaque année dans plusieurs événements de transmission et de vulgarisation scientifique auprès de publics divers : lycéens, collégiens et élèves de primaires.

La biologie a toujours été une évidence, le monde du vivant, comprendre le vivant … Au départ, j’aurais aimé travailler en biologie marine. Mais je n’ai pas été prise dans le BTS que je souhaitais faire ! Je me suis donc réorientée et ai intégré l’université de Créteil (UPEC), en biologie.

Un travail axé sur l’étude des cellules souches au bénéfice du patient

Son déclic a lieu lors de son 1er stage dans un laboratoire de recherche à l’hôpital Henri Mondor où elle étudiait les cellules du cerveau et plus précisément les maladies dégénératives. Le cerveau la fascinait.

Christelle Monville poursuit alors sa thèse de doctorat en neuroscience et part quatre ans à Cardiff aux Pays de Galles. Elle travaille avec des cellules souches dans le cadre de la maladie de Parkinson afin de rechercher des traitements. C’est la deuxième évidence dans son parcours : travailler pour le monde clinique, afin que cela bénéficie directement aux patients.

Puis Marc Peschanski (son directeur de Thèse à Créteil) qui était en train de monter le laboratoire (I-Stem) lui propose de venir travailler avec lui ici à Évry-Courcouronnes.

C’est à ce moment que j’ai passé le concours de Maître de Conférences car j’avais déjà eu l’occasion d’enseigner, de faire des vacations et j’appréciais déjà le côté transmission que ce soit à destination des étudiants ou lors de colloques, ou conférences …

L’union fait la force

La recherche, c’est un travail d’équipe, la nôtre bien-sûr mais aussi d’autres équipes dans le même domaine ou dans d’autres disciplines.

L’équipe de Christelle Monville travaille avec l’Institut de la Vision ou encore un laboratoire de l’hôpital Saint-Louis mais aussi avec des chercheurs d’autres domaines ; et notamment avec des physiciens et des chimistes. La collaboration avec ces derniers a permis la création d’un support pour pouvoir mettre les cellules et les intégrer dans l’œil.

C’est important pour nous d’avoir un réseau dans notre discipline mais pas seulement. On échange avec des laboratoires dans le monde, on lit et on écrit des papiers pour savoir ce qui se fait. La recherche est faite de rencontres et de réseaux qui travaillent ensemble.

Pourquoi les cellules souches ?

Les cellules souches sont particulièrement intéressantes car elles se multiplient vite et de manière normale. On peut donc rapidement en avoir beaucoup. En outre, ce sont les seules capables de fabriquer toutes les cellules de l’organisme, quand on leur donne les bons signaux. Et c’est justement une partie du travail de recherche que de trouver les bons signaux pour ne produire qu’une certaine sorte de cellule suivant l’usage.

Grâce aux cellules ainsi produites, il sera possible :

  • soit de remplacer des cellules qui ne vont pas bien dans les maladies : c’est la thérapie cellulaire ;
  • soit de créer des modèles dans lesquels on va mettre ensemble des cellules malades et des cellules saines afin de comprendre comment elles communiquent ensemble. Cela permettra ensuite de bien cerner la maladie et son évolution afin de pouvoir proposer un traitement.
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